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22 septembre 2021

Plus loin avec Pierre LE ROY

ARTHUR LOYD sponsor de Pierre Le Roy, navigateur connu et reconnu, pour la MINITRANSAT EUROCHEF 2021

Organisée chaque année impaire depuis 1977, la MiniTransat est une traversée de l’Atlantique en solitaire sur des voiliers de 6.50 m sans assistance à bord ni routage météo par satellite. Le départ de cette course épique, qui pour sa 23ème édition enregistre pas moins de 90 coureurs, a lieu le 26 Septembre 2021 des Sables d’Olonne en Vendée. Après une première étape qui mènera les concurrents jusqu’à Santa Cruz de la Palma aux Canaries (avec un vainqueur d’étape désigné le 23 Octobre), ceux-ci reprennent le large le 29 Octobre avec pour destination finale la ville côtière de Saint-François sur l’île principale de La Guadeloupe et des arrivées escomptées à partir du 9 Novembre, la remise des prix de la seconde étape étant prévue le 21 Novembre.  

Au total ce sont 4.050 milles (7.500 km) que les navigateurs vont devoir franchir pour cette MiniTransat EuroChef 2021 et parmi ceux-ci, le navigateur Pierre Le Roy, supporté par Arthur Loyd, entend bien jouer les premiers rôles ! 

 

Pierre Le Roy, un navigateur météorologue face aux éléments…

Agé de 37 ans, Pierre partage son temps entre Météo France où il l’étudie et les courses nautiques où il l’affronte à bord du 1019 TeamWork, son bateau prototype à étrave ronde construit en 2020, équipé de panneaux solaires. Classé cinquième lors de l’édition 2019 en bateau de série, il entend bien cette année être sur le podium et fait partie des favoris après de très belles performances dans les dernières courses qu’il a disputées.

Déjà présent à ses côtés en 2019, Arthur Loyd est fier de poursuivre le partenariat avec Pierre pour cette nouvelle édition de la MiniTransat. 

 

Alors que la date du départ se rapproche, Pierre a pris le temps de répondre à quelques questions que nous lui avons posées...

Quels sont tes objectifs pour cette nouvelle édition de la MiniTransat ?

La Victoire ! J'ai construit ce projet dans ce sens. Après, compte-tenu du timing serré (construire un bateau en 1 an, puis j’ai enchaîné directement avec une Mini-Transat six mois après la mise à l'eau), si je finis sur le podium ce ne sera pas un échec, mais mon objectif est très clair, c'est la gagne.  

Peux-tu nous dire quelques mots sur le bateau prototype avec lequel tu vas prendre le départ le 26 Septembre prochain ?

C'est un bateau avec une étrave ronde (un scow) ce qui le rend très puissant notamment avec du vent de travers. Il a également quelques systèmes très utiles pour la performance : une quille basculante et télescopique, un mât basculant, des safrans relevables. L'ensemble de ces systèmes rendent le bateau encore plus puissant. En revanche, comparé à d'autres prototypes, il reste relativement simple, cela correspond bien à ma manière de naviguer : l'essentiel des systèmes pour aller vite, pas de complexité superflue, de la fiabilité. Il est également équipé de dérives (et non pas de foils), encore une fois pour faire simple et efficace.

Comment on se prépare mentalement pour une traversée de l’océan Atlantique ?

Je n'ai pas de préparation mentale spécifique. Dans la multitude des sujets à préparer avant une Transat, je dois faire des choix, je travaille encore, je dois prioriser. Le mental est naturellement un de mes points forts, je m'attache donc à progresser dans d'autres domaines, et je passe également beaucoup de temps à préparer et vérifier le bateau. Pour partir confiant, je dois avoir confiance dans le bateau, c'est primordial.

Pendant la course, quels sont tes contacts, tes connexions avec le monde extérieur ?

Aucun contact avec la terre n'est autorisé pendant la course. Je reçois une fois par jour le classement et les prévisions météos par radio, envoyés par la direction de course. Je peux aussi parler à la VHF (radio émetteur à bord) avec mes concurrents lorsqu'ils ne sont pas trop loin, moins de 20 km environ. Mais vu que la course est longue je risque de passer plusieurs jours sans parler à personne, les autres concurrents seront sans doute trop loin.

Une (ou des) chanson(s) préférée(s) quand tu es en mer ?

Cela dépend du moment... Pour les instants de calme, comme en fin de journée si le vent est faible, je vais sans doute écouter du reggae au moment de l'apéro (Natural Mystic de Bob Marley). Lorsque je suis crevé et que je dois encore fournir un effort, pour déplacer les poids dans le bateau par exemple (matosser), je vais écouter du rap américain à fond (Drake, Wu-Tang, etc). J'ai également plusieurs longues interviews ou conférences à écouter.

Une rencontre marine, un lieu ou un moment fort qui t’a particulièrement marqué depuis que tu navigues ?

L'arrivée aux Açores en 2018. Après 12 jours à naviguer face au vent (souvent fort), j'arrive dans l'archipel au lever du jour avec le soleil qui se lève sur le mont Pico (le plus haut sommet de l'archipel), l'image est magnifique. Les heures suivantes, je suis à la "bagarre" avec 4 autres concurrents pour finir par être le premier de ce petit groupe à passer la ligne d'arrivée au bout de l'effort. Quelques minutes plus tard, je retrouve toute ma famille sur les pontons pour le plus beau des accueils !  

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